Le pont de Pontaubault est un ouvrage d'art de la Manche, situé à Pontaubault et Saint-Quentin-sur-le-Homme. Il est aussi appelé Pont Aubaud.

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C'est le premier pont permettant de franchir la Sélune, entre Saint-Quentin-sur-le-Homme (rive droite) et Pontaubault (rive gauche). Il se trouve sur l'ancienne route d'Avranches à Rennes.

C'est un pont routier à onze arches, construit en maçonnerie de pierres.

Une aire de pique-nique y est installée près du pont ferroviaire de la ligne Caen-Rennes, non loin des herbus où paissent des moutons de pré-salé. Lors des grandes marées, les spectateurs et les kayakistes sont nombreux à profiter du spectacle offert par le mascaret.

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le coefficient de marée de ce dimanche 8 octobre 2017 était de 103...un peu faible pour avoir un mascaret attractif !

 

Un petit peu d’histoire :

Sa construction remonte au 15e siècle, près d'une ancienne voie romaine d'Avranches à Rennes.

La tradition attribue la construction du pont à la reine Anne-de-Bretagne. Son origine pourrait bien remonter à Charles VIII. Peu éloigné de la Bretagne, il était considéré comme le symbole de leur mariage et de l’union de la Bretagne à la Normandie et à la France.

Initialement, il est très étroit, doté de quinze arches dont certaines en ogive et les tailloirs s'élèvent comme des clochetons au-dessus du parapet. Au 19e siècle, une restauration l'élargit, enterre deux arches, cintre les voûtes, abaisse les tailloirs et aiguise leur angle.

Chouans et bleus s'affrontent ici en de violents combats en 1793.

De 1901 à 1938 le tramway d'Avranches à Saint-James franchit la Sélune sur ce pont.

Le 16 juillet 1944, il résiste aux attaques des escadrilles de Liberators sur Pontaubault, le parapet n'est que partiellement détruit.

Le 24 juillet 1944, vers quinze heures, des chasseurs bombardiers, plongeant en piqué sur les ponts, atteignent à nouveau le parapet, qui est réparé dans la nuit.

Le 31 juillet 1944 : le jour de la libération de Pontaubault, la commune est sinistrée à 70 %, mais le pont routier est toujours debout. Le lendemain, à l'issue de l'opération Cobra la troisième armée américaine du général Patton peut s'engouffrer en Bretagne par ce pont. Il voit passer sept divisions alliées en 72 heures 100 000 hommes et 10 000 véhicules.

C'est un passage emblématique de la voie de la Liberté. Une plaque commémorative rappelle que « le sort de la guerre tenait à ce pont ».